03/12- Soutenance de thèse de Mme Maéva CARON-THERAGE
Mme Maéva CARON-THERAGE soutient sa thèse de droit privé intitulée "les frontières du salariat" le 03 décembre 2025 à 14h30 en salle des Actes (FSJPS, 1 place Déliot à Lille). Elle a été préparée sous la direction du Pr. Bernard BOSSU au sein du CRDP.
Membres du jury
M. Bernard BOSSU | Université de Lille | Directeur de thèse |
M. Patrice ADAM | Université de Lorraine | Rapporteur |
Mme Céline LEBORGNE-INGELAERE | Université de Lille | Examinatrice |
M. Pascal LOKIEC | Université Paris Panthéon-Sorbonne | Rapporteur |
M. Grégoire DUCHANGE | Université Paris Panthéon-Assas | Examinateur |
Résumé : |
Ouvrier à l’usine, candidat à l’Emission Koh Lanta, livreur de la plateforme numérique de travail TakeEatEasy, mannequin ou encore cadre en télétravail … sont autant de salariés, rassemblés sous l’empire du Code du travail, qui ne se ressemblent pas. Le salariat d’hier n’est sans doute plus celui d’aujourd’hui. Il s’accorde désormais avec les technologies de l’information et de la communication qui contribuent à une certaine autonomie des salariés mais aussi à la création de nouvelles formes d’emploi. Il ne faut pourtant pas en conclure à l’obsolescence de la subordination. Ce critère du contrat de travail mérite certes d’être modifié – pour prendre en compte un pouvoir de direction de l’employeur qui s’invisibilise de plus en plus – mais il a tout de même su faire preuve d’une adaptabilité garantissant sa pérennité. Cette étude propose donc de sécuriser les frontières du salariat par l’étude et l’amendement de son critère de subordination afin de le réconcilier pleinement avec la notion d’autonomie. Ce faisant, il convient de déterminer qui est salarié et qui doit et ne doit pas l’être. Des stratégies sont mises en place pour éviter le salariat, il faut alors permettre au critère de subordination d’être sollicité de façon efficiente pour assurer une exacte requalification. Lorsque des stratégies sont, au contraire, mises en place pour détourner le salariat, cela amène à penser la nécessité d’un socle minimum des droits des travailleurs, s’ajoutant aux statuts existants, sous la forme d’un code général de l’activité professionnelle. |